Peut-on jamais oublier l'enfer de sa jeunesse ? Peut-on écrire comme si l'on n'avait pas vécu tout cela ? Les poèmes de Méas Pech-Métral ont cette rondeur des comptines d'enfance que l'on fredonne, récite, comme on suce un bonbon. Mais derrière l'apparente simplicité, derrière le sourire ou la mélancolie de ces pages, palpite l'aile d'un hier inoublié que l’amour, l’amitié, la fraternité, la reconnaissance, la joie de vivre, le mal de vivre ne recouvriront jamais tout à fait. Les mots de Méas sont sans fard. Nus. De cette nudité si belle des mots que l’on adopte dans une langue que l’on a choisie, qui vous a choisie. (Extrait de la préface de Michèle Gazier)